Durant l'été 2018, une campagne de sensibilisation a été mise en place pour informer les citoyens de cette nouvelle obligation pour les collectivités, mais aussi pour rappeler que la présence de végétation spontanée sur un trottoir ou le long des routes n’est pas le fruit d’une négligence des services en charge de la propreté de la Commune, mais bien la conséquence de la nouvelle place des végétaux dans notre environnement urbain familier.

La ville comporte deux sortes de végétation, la végétation horticole plantée et désirée par l’Homme, et la végétation spontanée qui pousse sans l’aide de l’Homme et le plus souvent non désirée. En écologie, la flore spontanée est définie comme la flore « qui pousse naturellement sans intervention humaine et qui maintient ainsi un processus naturel de colonisation ». Jusqu’à très récemment, la végétation spontanée en ville faisait systématiquement l’objet d’opérations d’enlèvement, notamment par l’utilisation de produits chimiques désherbants. Les changements de gestion, imposés par la Loi Labbé et justifiés par des objectifs de santé publique et de préservation de l’environnement, sont aussi l’occasion de faire évoluer le statut et la place de la flore spontanée en ville.

Collectivement, il nous faut modifier notre perception des espaces en acceptant la présence de cette végétation. Contrairement aux pesticides qui sont dangereux pour la santé et l'environnement, les herbes « folles » ne sont ni sales, ni dangereuses !

« Zéro pesticide » ne signifie pas pour autant « Ne rien faire » ...